Lucia Marcucci – Les secrets du language

Jusqu’au 28 août et pour « Lucia Marcucci. Les secrets du langage », la galerie contemporaine du MAMAC juxtapose les œuvres les plus récentes de l’artiste, qui défient les médias grand public et la culture populaire, avec des œuvres des années 1960 à 1970, qui font référence aux questions politiques. L’abondance de mots, de messages et d’images flottantes invite le spectateur à s’immerger dans l’univers poétique du poète.

Lucia Marcucci, née à Florence en 1933, est l’une des plus grandes poétesses visuelles italiennes et un membre clé du groupe florentin Gruppo 70, qu’elle rejoint officiellement en 1965. Avec Eugenio Miccini, Lamberto Pignotti, Antonio Bueno, Luciano Ori , et plus tard Ketty la Rocca revalorise le language à une époque où les médias de masse se développent rapidement. Cela transforme le mot en un objet indépendant avec sa propre autonomie dans le contexte des nouveaux systèmes de communication. La relation entre “image” et “mot” devient leur terrain d’expérimentation linguistique préféré, et le collage est leur forme d’expression préférée.

Les œuvres de Lucia Marcucci ont été créées à partir de découpages de magazines et de publicités avec des messages mélangés fréquemment tirés du langage des personnages de bandes dessinées. Elles réinterprètent les enjeux politiques et sociaux de l’époque avec humour et provocation, s’intéressant notamment au statut de la femme dans la société moderne et à la marchandisation de son image.

À partir du début des années 1970, l’artiste, comme d’autres poètes visuels, expérimente l’utilisation du reportage photographique sur papier imprimé en émulsion, utilisant fréquemment des images de l’histoire de l’art. Le contraste entre le texte et l’image, ou parfois sa mise en valeur, peut être rendu plus incisif grâce au noir et blanc et à l’aplat qui en résulte. À partir de 1978, les œuvres commencent à révéler des signes de sa présence physique à travers l’écriture manuelle. Les slogans et les images ont tendance à être plus autobiographiques ou anthropomorphes.

Les travaux les plus récents (2000-2012) offrent une approche hybride de la poésie, de la musique, la performance et la communication de masse tout en soulignant l’extraordinaire pouvoir de l’image. Dans la série « Città Larga », les œuvres sont créées en manipulant un type de publicité de rue commun et omniprésent : des bannières en tissu suspendues sur les réverbérations des zones urbaines. Ces publicités utilisent fréquemment des images créées selon une logique populaire qui ne s’écarte jamais des clichés les plus fatigués. L’artiste les manipule alors pour en altérer le sens ou souligner l’absurdité du rapport entre l’image et les mots. mamac-nice.org

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