Moments clés
Une 18ème Carte Blanche dédiée à Manish Pushkale
Le Musée Guimet consacre sa nouvelle Carte Blanche à l'artiste indien autodidacte Manish Pushkale, installée dans la rotonde du 4e étage.L'hommage à la langue disparue de la tribu Bo
L'œuvre traduit visuellement le « chant des oiseaux », langue orale éteinte depuis la mort de sa dernière locutrice Boa Sr. en 2010.Un labyrinthe de paravents monumentaux
Les visiteurs déambulent parmi des paravents en papier de trois mètres de haut et dix-neuf mètres de long évoquant les strates géologiques du Bengale.Le nid symbolique porteur d'espoir
Un nid de brindilles de papier abritant deux œufs symbolise la possible renaissance de la culture disparue de la tribu Bo.Le Musée Guimet a récemment dévoilé sa 18ème Carte Blanche, mettant en lumière une œuvre captivante de l’artiste indien Manish Pushkale. Cette installation artistique, qui occupe la rotonde du 4e étage du musée, explore avec une profondeur poétique l’inexorable effacement des cultures ancestrales des ethnies indigènes, situées dans le golfe du Bengale. Manish Pushkale, artiste autodidacte né en 1973, s’est engagé dans la création artistique après des études en géologie et archéologie. Son œuvre, telle un sanctuaire oublié et mystérieux, invite les visiteurs à pénétrer dans un cocon artistique. Manish Pushkale recrée de manière visuelle et abstraite le « chant des oiseaux », une langue orale disparue de la tribu Bo. Cette dernière, dont la dernière locutrice, Boa Sr., s’est éteinte en 2010, trouve une nouvelle résonance métaphorique dans l’œuvre de l’artiste.

Clés de lecture
Qui est Manish Pushkale, l'artiste mis à l'honneur par le Musée Guimet ?
Artiste indien autodidacte né en 1973, ancien étudiant en géologie et archéologie.
Qu'est-ce que la Carte Blanche n°18 du Musée Guimet ?
Une installation artistique occupant la rotonde du 4e étage du musée.
Quelle histoire l'œuvre de Manish Pushkale évoque-t-elle ?
L'extinction de la langue et de la culture de la tribu Bo du golfe du Bengale.
Comment l'œuvre est-elle matériellement构成 dans l'espace du musée ?
Un dédale de paravents en papier de trois mètres de haut, dix-neuf mètres de long.
Le visiteur est invité à déambuler à travers un dédale de paravents de trois mètres de hauteur et dix-neuf mètres de long, créant une architecture labyrinthique fragile. Le papier, organique et irrégulier, malmené et réparé, témoigne des influences du basalte et de l’ocre, tout en évoquant les différentes strates géologiques de l’archipel.

L’œuvre abrite des oiseaux cachés, métaphoriquement substitués à la voix absente de Boa Sr. et à son « chant des oiseaux » tombé dans l’oubli. À l’extérieur, un nid composé de brindilles de papier protège deux œufs, symbolisant l’espoir de renaissance ou de réincarnation de la tribu Bo. Le Musée Guimet, véritable épicentre des cultures asiatiques, célèbre la diversité du continent à travers ses collections permanentes, expositions captivantes et programmation culturelle dynamique. Niché au cœur de Paris, il met en lumière les liens entre les civilisations asiatiques, mettant en avant des influences parfois inattendues, notamment entre artistes modernes et contemporains d’Asie et d’ailleurs. museeguimet.fr
En bref
- Artiste : Manish Pushkale
- Exposition : Carte blanche n°18
- Lieu : Musée Guimet
- Ville : Paris








