Max Rovira

Ceux qui pensent que tout se passe à Paris doivent se rappeler que le musée Fabre de Montpellier s’inscrit comme l’un des sites majeurs dans son domaine. L’institution culturelle est logée dans l’hôtel de Massillan, à deux pas de la place de la Comédie, et elle a pris le nom d’un peintre néo-classique de la fin du 18e siècle. Depuis, son histoire, ses collections et la donation des 34 toiles de Pierre Soulages, dont les « Outrenoirs » sont présentés dans des salles conçues pour accueillir ses grands formats, n’en finissent plus d’intriguer les visiteurs. Elles s’articulent autour d’ensembles mettant en valeur les peintures flamande, hollandaises, Renaissance italienne, romantique et Impressionniste. Le programme d’expositions ambitieux a vu passer des noms aussi prestigieux que Picasso, Mucha et Courbet aux côtés des 800 œuvres, 900 gravures et 3 500 dessins exposés dans cet espace de 9 200 m².

Mais ce qui retient l’attention cet automne, c’est « Le Canada et l’Impressionnisme – Nouveaux Horizons », offert aux yeux du public jusqu’au 3 janvier 2021. Cette grande rétrospective retrace la découverte de la modernité d’un style pictural, ainsi que du fauvisme, par les artistes de ce pays pour l’adapter à la lumière et aux paysages du Grand Nord. Au fil d’une centaine de tableaux, l’événement met en avant la contribution des artistes canadiens qui sont venus se former auprès des maîtres académiques en sillonnant la France, de Barbizon à Giverny, en passant par Pont-Aven. Ils produisent ici un regard nouveau, des thèmes originaux, des portraits de femmes et d’enfants qui nourrissent une sensibilité particulière, et le goût du voyage. Un esprit aventureux qui ne laissera pas indifférents les « arty lovers ». museefabre.montpellier3m.fr

Henri YADAN