Tornyol : le mini-drone qui traque les moustiques à votre place

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Et si la chasse aux moustiques devenait totalement automatique ? C’est le pari de deux ingénieurs français qui ont décidé de s’attaquer à l’insecte le plus dangereux du monde – responsable de plus de 700 000 décès chaque année – non pas avec des sprays ou des moustiquaires, mais avec de petits drones autonomes chargés de patrouiller au-dessus de votre jardin.

D’une plaisanterie entre amis à une vraie startup

Le projet Tornyol est né d’une idée lancée à la légère : construire un engin volant capable de neutraliser les moustiques. Ses deux fondateurs, Alex Toussaint et Clovis Piedallu, amis de longue date, viennent respectivement du traitement du signal et du pilotage de drones. Plutôt que d’écarter l’idée, ils l’ont abordée comme un problème d’ingénierie à résoudre, convaincus que des technologies utilisées pour guider des missiles ou aider au stationnement automobile pouvaient aussi venir à bout d’un fléau millénaire.

Leur objectif : un appareil ultraléger de seulement 40 grammes, sans le moindre produit chimique, capable de repérer et d’éliminer un moustique par lui-même pendant que vous profitez tranquillement de votre soirée en terrasse.

Une détection par le son, pas par la pulvérisation

Le fonctionnement repose sur une idée astucieuse : l’écoute. Une station de base envoie des signaux ultrasoniques et en analyse l’écho, sur un principe proche des capteurs de recul d’une voiture. Comme le battement d’ailes de chaque insecte produit une signature acoustique propre, le système parvient à distinguer un moustique d’une abeille, d’une guêpe ou d’une mouche. L’avantage est de taille : seul le nuisible est ciblé, les pollinisateurs sont épargnés, et l’interception se fait directement dans les hélices du drone.

Une aventure racontée à voix haute

Au-delà de la technique, Tornyol mise sur la transparence. Ses créateurs partagent ouvertement les coulisses de leurs essais à travers des conférences et des articles, une approche qui a séduit une communauté de soutiens et convaincu les investisseurs. Le projet a ainsi décroché une bourse de 28 600 dollars via Manifund, avant d’intégrer la promotion Fall 2025 du célèbre accélérateur Y Combinator.

Des drones utiles, dans les airs comme sur l’eau

Tornyol s’inscrit dans une tendance plus large : celle des drones autonomes pensés pour rendre service. Aux Pays-Bas, l’entreprise RanMarine a par exemple conçu le WasteShark, un engin flottant capable d’aspirer jusqu’à 160 litres de déchets dans les cours d’eau. Preuve qu’automatiser une corvée peut aussi bien servir à éliminer un insecte qu’à nettoyer les océans du plastique. https://tornyol.com/